Réhabiliter un hôtel de luxe : le double profil que nous sommes allés chercher

Un chantier jugé par le client final
Réhabiliter un hôtel de luxe, c'est travailler sous le regard du client final avant même qu'il arrive. Lundi, une nouvelle Cheffe de projet architecture prend ses fonctions chez notre client, un groupe d'architecture et d'ingénierie, sur la réhabilitation d'un hôtel de luxe parisien.
Trois contraintes qui ne se négocient pas
Le bâti existant impose ses règles. Sur un immeuble ancien, chaque intention de conception se heurte au réel : structures à conserver, réseaux à faire passer là où il reste de la place, éléments patrimoniaux à préserver. L'adaptation permanente fait partie du poste.
La finition se juge au millimètre. C'est elle que verront les clients de l'hôtel, et elle ne supporte aucune approximation. Le niveau d'exigence attendu sur les derniers vingt pour cent des travaux n'a rien à voir avec celui d'une opération tertiaire classique.
Le planning n'a pas de marge. Une réouverture se prépare, se commercialise et s'annonce : un retard ne se rattrape pas en interne, il se paie en nuitées perdues.
Un double profil, rare par construction
Le poste demandait deux compétences que l'on trouve rarement réunies : la rigueur de la conception architecturale et la capacité à tenir un chantier de finition, au contact des entreprises, sans lâcher sur la qualité.
Ces profils-là ne répondent pas aux annonces. Ils sont déjà en poste, sur des projets qui leur plaisent, et n'ont aucune raison d'ouvrir un site d'emploi. Les atteindre suppose d'aller les chercher, de comprendre ce qui les ferait bouger, et de leur proposer mieux — pas seulement autre chose.
Une opération patrimoniale ou hôtelière à staffer ? Parlons-en.